Quand l’e-sport entrevoit un avenir olympique

Quand l’e-sport entrevoit un avenir olympique
Source : Hardcore Gamers Unified

Depuis maintenant plus d’une dizaine d’années, le monde du jeu vidéo s’est nettement professionnalisé. Autrefois réservé à une élite de gamers avertis, le jeu vidéo est désormais partout. Tablettes, smartphones, consoles portables et de salon, ainsi que les ordinateurs sont autant de supports qui permettent à chacun de s’initier ou de se perfectionner dans le jeu de son choix.

D’ailleurs, des compétitions sont régulièrement organisées pour le plaisir des aficionados. L’e-sport, tout comme les activités comme les échecs, est devenu avec le temps un sport à part entière qui demande du talent et de l’entraînement. Devant un tel engouement pour les sports électroniques, les dirigeants d’e-sports ainsi que le Comité international olympique se sont rencontrés afin d’aborder l’avenir de cette discipline qui attire de plus en plus du monde autant du côté des pratiquants que des fans, qui suivent les exploits de leurs athlètes d’un nouveau genre.

Un sport finalement comme les autres

L’époque à laquelle nous nous retrouvions dans un garage pour se lancer dans des LAN interminables est révolue depuis bien longtemps. En effet, depuis l’apparition du haut débit et maintenant du très haut débit, les pratiques des jeux vidéo ont évolué et le domaine s’est structuré à l’image des activités physiques et sportives.

On trouve par exemple des fédérations pour encadrer certaines compétitions, des équipes dont le fonctionnement est très similaire à ce qui se fait déjà dans le domaine du sport et tout un protocole d’entraînement qui vise à améliorer les performances des joueurs. L’e-sport en compétition pourrait être considéré comme une activité sportive, et les joueurs impliqués se préparent et s’entraînent avec une intensité qui peut être comparable à celle des athlètes dans les sports traditionnels.

Bien qu’un grand nombre de jeux puissent être joués à plusieurs, seuls certains thèmes majeurs ressortent des compétitions de jeux électroniques. On peut par exemple citer les jeux de stratégie en temps réel ou RTS avec le très célèbre League of Legends. On trouve aussi les FPS (jeux de tir à la première personne) avec des titres comme Counter Strike et aussi les MOBA, dont la signification en français est « arène de bataille en ligne multijoueur ».

Des tournois tels que le Championnat du monde de League of Legends, The International, l’Evolution Championship Series et les Intel Extreme Masters sont retransmis en direct. Il y a fort à parier que les jeux de Casino en ligne rejoindront le panel des jeux les plus joués en compétition dans les années à venir.

Quel avenir pour les jeux
électroniques ?

Toute inclusion future dans les Jeux olympiques nécessiterait une reconnaissance officielle en tant que sport olympique et une organisation gouvernementale qui garantirait le respect des règles et règlements du mouvement olympique. C’est une étape délicate à mettre en place lorsque l’on sait que les sports tels que le karaté entreront dans la course qu’à partir de l’édition de 2020 des Jeux olympiques d’été alors que des négociations sont en cours depuis les années 2000.

Une première apparition de l’e-sport à la télévision a pu être réalisé sur la chaîne NBC qui a décidé de remplacer la diffusion de l’épreuve du curling des Jeux olympiques d’hiver de 2018, par les demi-finales d’un tournoi organisé par le sponsor olympique Intel sur la chaîne olympique.

De petits pas sont faits régulièrement afin d’aller dans une direction favorable pour le sport électronique. En effet, c’est à Lausanne le 21 juillet 2018, lors d’un sommet unique en son genre que les dirigeants d’e-sports ont rencontré les dirigeants du Comité international olympique afin de comprendre l’engouement du public pour cette activité qui devient de plus en plus populaire et de mettre en place un moyen afin de l’attirer vers les Jeux olympiques.

Pour finir, une chose est certaine : les jeux en ligne feront partie des Jeux olympiques, la question n’est donc pas de savoir si cela se produira, mais quand.